Reprenez chacune des étapes du texte et commencez à analysez le texte. Mais vous ne pouvez
pas tout commenter : vous allez devoir sélectionner les remarques les plus pertinentes dans tout ce que avez à dire.
Utilisez la prise de notes pour être plus spontané à l'oral car si vous rédigez tout, non seulement vous ne terminerez pas l'étude du texte mais surtout vous risquez de « lire » devant l'examinateur ce qui ne constituera pas un véritable échange.
Exemple à partir du texte de Charles Baudelaire :
I. Un poète marqué par la tension entre vie et mort (vers 1 à 4)
- 1e quatrain : adresse à la nature + apostrophe v. 2 « Nature ! ». La majuscule = personnificat° de la nature, entité allégorique + déférence.
- Ouverture mystérieuse vers 1 et 2 : « L’un t’éclaire avec son ardeur, / L’autre en toi met son deuil, Nature ! » : opposition + « l’un » et « l’autre » = pronoms indéfinis : le sujet du poème n'est pas identifiable par le lecteur.
- 1e vers : la vie (« éclaire » et « ardeur ») + allitération en [r] confirme la puissance vitale de cette énergie ; cf. l’Idéal (= l’infini, le beau).
- 2e vers : la mort, le spleen, qui s’infiltre (puisqu’il « met son deuil ») jusqu’au sein de la nature. Déterminant possessif « son » (qui crée un lien fort entre le deuil et « l’autre ») : spleen = allégorie de la mort. → C’est l’opposit° entre la vie et la mort qui est mise en scène.
- Les deux vers suivants prolongent cette tragique tension : « Ce qui dit à l’un : Sépulture ! / Dit à l’autre : Vie et splendeur ! ».
- Rimes embrassées (ardeur/Nature/Sépulture/splendeur) font résonner les voix intérieures du poète qui se déchirent.
- La répétition du verbe « dire » aux vers 3 et 4 = théâtre intérieur du poète où le spleen morbide et la tens° vers l’Idéal se répondent. → Deux visions du mnd s’opposent, dans cette première strophe : optimiste et contemplative / endeuillée, mélancolique et pessimiste : incompatibles.